# Peut-on voyager facilement au Vietnam aujourd’hui ?
Le Vietnam s’est imposé ces dernières années comme l’une des destinations phares de l’Asie du Sud-Est, attirant chaque année des millions de visiteurs séduits par ses paysages spectaculaires, sa richesse culturelle et sa gastronomie raffinée. Après plusieurs années marquées par des restrictions sanitaires strictes, le pays du dragon a pleinement rouvert ses portes aux voyageurs internationaux. La question de l’accessibilité du Vietnam en 2024 mérite une attention particulière : entre simplification des procédures administratives, amélioration constante des infrastructures touristiques et modernisation des services, voyager au Vietnam n’a jamais été aussi simple. Les autorités vietnamiennes ont considérablement assoupli leurs exigences d’entrée, tandis que le secteur touristique s’est adapté pour offrir une expérience optimale aux visiteurs francophones et internationaux.
Formalités d’entrée et visa électronique e-visa pour le vietnam en 2024
Les démarches administratives pour entrer au Vietnam ont connu une transformation majeure ces dernières années, rendant le pays beaucoup plus accessible qu’auparavant. Comprendre les différentes options de visa disponibles vous permettra de préparer votre voyage sereinement et d’éviter tout désagrément à l’arrivée sur le territoire vietnamien.
Procédure de demande du e-visa vietnamien via le portail officiel d’immigration
Le système de visa électronique représente une avancée considérable dans la simplification des procédures d’entrée au Vietnam. Accessible directement via le portail national de l’immigration vietnamienne, le e-Visa permet d’obtenir une autorisation de séjour de 90 jours maximum, avec possibilité d’entrées multiples sur le territoire. La demande s’effectue entièrement en ligne, nécessitant simplement une photo d’identité récente au format numérique, un scan de votre passeport valide au moins six mois après la date prévue de sortie du territoire, ainsi qu’une adresse temporaire au Vietnam (votre premier hôtel suffit). Le coût du e-Visa s’élève à 25 dollars américains, payables directement sur la plateforme sécurisée.
Le traitement de votre demande prend généralement trois jours ouvrables, bien que certains dossiers puissent être validés plus rapidement. Il est fortement recommandé de vérifier minutieusement toutes les informations saisies avant la validation finale, car toute erreur dans l’orthographe de vos noms ou prénoms, ou une photo de mauvaise qualité, entraînera un refus et nécessitera une nouvelle demande complète. Une fois approuvé, le e-Visa vous sera envoyé par courrier électronique sous format PDF. Imprimez systématiquement plusieurs copies de ce document à présenter aux autorités frontalières à votre arrivée.
Exemption de visa pour les ressortissants français : durée de 45 jours
Les voyageurs français bénéficient d’un avantage considérable : une exemption totale de visa pour tout séjour touristique n’excédant pas 45 jours consécutifs. Cette mesure, mise en place pour stimuler le tourisme post-pandémie, facilite grandement l’organisation de voyages spontanés au Vietnam. Pour profiter de cette exemption, votre passeport doit impérativement être valide six mois après votre date d’entrée prévue sur le territoire vietnamien. Les autorités frontalières peuvent également demander une preuve de sortie du territoire dans les 45 jours suivant votre arrivée, qu’il s’agisse d’un billet d’avion de retour ou d’un ticket de bus vers un pays vois
…is franc, le Laos ou le Cambodge.
Au-delà de 45 jours sur place, ou si vous envisagez plusieurs entrées au Vietnam dans le cadre d’un long voyage en Asie, l’e-Visa reste la solution la plus adaptée. Retenez donc ce principe simple : pour un voyage au Vietnam de moins de 45 jours avec un aller-retour classique, vous pouvez entrer sans visa ; pour tout projet plus long ou plus complexe (tour du monde, volontariat, entrées multiples), anticipez une demande de visa électronique.
Visa on arrival à l’aéroport international tan son nhat de ho chi Minh-Ville
Le traditionnel visa on arrival, autrefois largement utilisé par les voyageurs arrivant à Hanoï ou Ho Chi Minh-Ville, a été profondément réformé. Depuis la généralisation de l’e-Visa, la délivrance d’un visa à l’arrivée est devenue exceptionnelle et réservée à des cas très particuliers (missions officielles, situations humanitaires, voyageurs disposant d’une lettre d’approbation spécifique émise par l’immigration vietnamienne). Pour un voyageur individuel, il ne faut plus compter sur cette option comme sur une solution de secours de dernière minute.
Une nouveauté importante concerne en revanche les arrivées internationales à l’aéroport Tan Son Nhat de Ho Chi Minh-Ville. Depuis avril 2026, les autorités ont mis en place une procédure d’enregistrement en ligne avant l’arrivée, à effectuer dans les 72 heures précédant l’atterrissage. Cette démarche, ouverte à tous les ressortissants étrangers, avec ou sans visa, se réalise sur le portail officiel de l’immigration vietnamienne. À l’issue de la procédure, vous obtenez un QR Code à présenter aux agents de l’immigration en plus de votre passeport (et de votre visa le cas échéant).
Cette étape ne remplace pas le visa mais permet de fluidifier le passage au contrôle frontalier. Ne pas l’avoir réalisée en amont n’empêche pas d’entrer sur le territoire, mais peut allonger sensiblement votre temps d’attente à la descente de l’avion, surtout en haute saison. Pour voyager sereinement, considérez donc cet enregistrement comme une formalité obligatoire, au même titre que l’impression de votre e-Visa.
Conditions sanitaires et vaccination obligatoire contre la fièvre jaune
Sur le plan sanitaire, le Vietnam est un pays relativement simple d’accès : aucune vaccination spécifique n’est exigée pour les voyageurs en provenance d’Europe ou d’Amérique du Nord. Une exception importante existe néanmoins : la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour les voyageurs en provenance d’un pays où la maladie est endémique, ou ayant transité récemment par une zone à risque. Dans ce cas, les autorités peuvent vous demander la présentation de votre certificat international de vaccination à l’arrivée.
Pour tous les autres voyageurs, il est vivement recommandé d’être à jour sur ses vaccins de base (DTCP, rougeole-oreillons-rubéole) et, selon la durée et le type de séjour, d’envisager des vaccins complémentaires : hépatite A, fièvre typhoïde, hépatite B voire encéphalite japonaise pour un long séjour en zone rurale. Comme souvent en Asie du Sud-Est, les risques principaux concernent davantage l’hygiène alimentaire et les piqûres de moustiques (dengue, paludisme localisé) qu’une maladie imposant une vaccination obligatoire.
Concrètement, pour un voyage au Vietnam de deux ou trois semaines, un rendez-vous chez votre médecin ou dans un centre de vaccination internationale avant le départ suffit pour faire le point. Une bonne assurance voyage, une trousse médicale de base et le respect des règles élémentaires (ne pas boire l’eau du robinet, éviter les glaçons, se protéger des moustiques) complètent efficacement votre préparation sanitaire.
Infrastructure de transport et accessibilité des principales destinations touristiques
Le Vietnam a largement modernisé ses infrastructures de transport au cours des dix dernières années. Que vous souhaitiez relier rapidement Hanoï à Ho Chi Minh-Ville, rejoindre les rizières de Sapa ou embarquer pour une croisière dans la baie d’Halong, vous disposez aujourd’hui d’un large éventail de solutions. C’est l’un des facteurs qui rendent un voyage au Vietnam en individuel particulièrement simple à organiser, même pour un premier séjour en Asie.
Réseau aérien domestique : vietnam airlines, VietJet air et bamboo airways
Le réseau aérien domestique est dense et performant, avec trois grandes compagnies qui se partagent l’essentiel du marché : Vietnam Airlines (compagnie nationale, service plus classique), VietJet Air et Bamboo Airways, positionnées comme compagnies à bas coûts. Des liaisons quotidiennes relient les principales villes et destinations touristiques : Hanoï, Ho Chi Minh-Ville, Da Nang, Hué, Nha Trang, Dalat, Can Tho ou encore Phu Quoc.
Pour un itinéraire « Nord – Centre – Sud » en deux ou trois semaines, alterner bus ou train de nuit et quelques vols intérieurs au Vietnam permet de gagner un temps précieux sans faire exploser le budget. Comptez généralement entre 40 et 120 € par trajet selon la saison, la date de réservation et la compagnie. Comme souvent pour les vols low-cost, vérifiez attentivement les conditions de bagages, les frais additionnels et les horaires parfois matinaux ; un peu de flexibilité vous fera économiser plusieurs dizaines d’euros.
La réservation de ces vols domestiques peut se faire très facilement en ligne, via les sites des compagnies ou des comparateurs, mais aussi sur place auprès d’agences locales ou directement à l’hôtel. Vous hésitez entre bus de nuit et avion pour un long trajet ? Posez-vous une question simple : préférez-vous économiser quelques dizaines d’euros ou gagner une demi-journée de visites sur place ? Au Vietnam, ce compromis temps/budget se pose presque à chaque étape.
Système ferroviaire du reunification express entre hanoi et ho chi Minh-Ville
Le Reunification Express, qui relie Hanoï à Ho Chi Minh-Ville en longeant la côte sur plus de 1 700 km, reste une expérience emblématique pour de nombreux voyageurs. Le réseau ferroviaire vietnamien n’est pas un TGV : il faut compter plus de 30 heures pour traverser le pays de bout en bout, mais les trains sont globalement fiables, ponctuels et offrent un confort correct, surtout en couchettes molles (« soft sleeper ») climatisées.
Pour un voyage au Vietnam en train, l’idéal est d’utiliser le rail pour relier quelques grandes étapes : Hanoï – Hué, Hué – Da Nang, Da Nang – Nha Trang, etc. Sur ces tronçons de nuit, le train permet de combiner transport et hébergement tout en vivant une expérience authentique. Des compagnies privées opèrent parfois des wagons « premium » plus confortables, intégrés aux trains publics, avec literie améliorée et service légèrement supérieur.
Les billets peuvent être achetés sur Internet (sites officiels ou plateformes spécialisées), en gare ou via votre hôtel. Comme les compartiments de 4 couchettes sont très prisés sur certains trajets, réserver quelques jours à l’avance en haute saison est recommandé. Voyager en train au Vietnam, c’est un peu comme remonter le temps : moins rapide que l’avion, mais bien plus immersif, avec de magnifiques paysages côtiers et ruraux qui défilent sous vos yeux.
Transport routier et location de scooters dans les zones urbaines
Le réseau routier vietnamien s’est nettement amélioré, avec des axes principaux souvent en bon état, même si la circulation peut paraître chaotique à première vue. Pour les déplacements interurbains, les bus couchettes restent l’option la plus économique. Des compagnies privées relient toutes les grandes villes et la plupart des sites touristiques importants (Sapa, Ninh Binh, Ha Giang, Dalat, etc.). Les bus « open tour » permettent même d’acheter un billet flexible pour descendre et remonter à plusieurs étapes le long de la côte.
Dans les villes, la location de scooter au Vietnam est extrêmement répandue et très bon marché (souvent entre 5 et 8 € la journée). C’est un excellent moyen de rayonner autour de Hoi An, Ninh Binh ou Hue en toute liberté. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que la circulation est dense et que les règles de conduite diffèrent sensiblement des standards européens. Sans permis international valable pour les deux-roues, vous n’êtes théoriquement pas autorisé à conduire ; en cas d’accident, votre assurance voyage pourrait refuser toute prise en charge.
Si vous ne vous sentez pas à l’aise au guidon, les alternatives ne manquent pas : applications de moto-taxi type Grab, taxis officiels, voitures privées avec chauffeur ou encore vélos dans les zones rurales. Une bonne règle à garder en tête : au Vietnam, ne faites pas en scooter ce que vous ne feriez pas dans votre propre pays. Un paysage grandiose ne mérite jamais de prendre un risque inconsidéré.
Navigation fluviale dans le delta du mékong et la baie d’halong
Impossible d’évoquer l’accessibilité du Vietnam sans parler de sa navigation fluviale, véritable colonne vertébrale économique et touristique du pays. Dans le delta du Mékong, au sud, les bateaux locaux et les petites croisières permettent de découvrir un monde façonné par l’eau : marchés flottants, vergers tropicaux, villages sur pilotis. De nombreux circuits d’un à trois jours au départ de Ho Chi Minh-Ville sont proposés, en groupe ou en privé, avec des niveaux de confort variés.
Au nord, la baie d’Halong et ses baies voisines (Bai Tu Long, Lan Ha) restent les joyaux les plus recherchés. Des centaines de jonques et bateaux de croisière, du plus simple au plus luxueux, sillonnent ces eaux classées à l’UNESCO. La plupart des croisières incluent transport aller-retour depuis Hanoï, pension complète, visites de grottes, balades en kayak ou en barque et parfois cours de cuisine ou de tai-chi au lever du soleil. L’offre est devenue si vaste qu’il est souvent difficile de s’y retrouver sans un minimum de préparation.
Pour éviter la foule et les mauvaises surprises, mieux vaut réserver à l’avance une croisière de confiance, en vérifiant les avis récents et en privilégiant des bateaux à taille humaine. Une nuit sur la baie est généralement considérée comme un minimum pour profiter vraiment du site ; ceux qui disposent d’un budget plus confortable peuvent opter pour deux nuits et explorer des zones plus reculées. Là encore, le Vietnam montre sa capacité à accueillir aussi bien le voyageur sac à dos que l’amateur de confort haut de gamme.
Connectivité numérique et services bancaires pour les voyageurs internationaux
Un autre aspect qui rend un voyage au Vietnam en 2024 particulièrement simple tient à la qualité de la connectivité numérique et à l’accessibilité des services bancaires. Que vous ayez besoin de réserver une chambre sur votre smartphone, de commander un taxi via une application ou de retirer de l’argent à la dernière minute, vous trouverez presque toujours une solution à portée de main.
Cartes SIM touristiques viettel, vinaphone et mobifone avec forfaits données 4G
Les principaux opérateurs mobiles vietnamiens – Viettel, Vinaphone et Mobifone – proposent des cartes SIM prépayées spécialement adaptées aux touristes. Pour une dizaine d’euros à peine, vous pouvez disposer d’un forfait incluant plusieurs dizaines de gigaoctets de données en 4G (voire 5G dans les grandes villes), largement suffisant pour un séjour de deux ou trois semaines. La couverture est très bonne dans l’ensemble du pays, y compris dans de nombreuses zones rurales.
Vous pouvez acheter une carte SIM touristique au Vietnam directement à l’aéroport, dans les boutiques officielles des opérateurs ou dans de nombreux petits commerces de quartier. Dans la plupart des cas, le vendeur se charge d’installer la carte et d’activer le forfait pour vous. Pour éviter les mauvaises surprises, privilégiez les points de vente clairement identifiés (stands officiels, centres commerciaux) plutôt que les vendeurs à la sauvette qui promettent des offres « imbattables ».
Une fois connecté, vous aurez accès sans restriction aux principaux services : Google Maps, WhatsApp, Instagram, YouTube, plateformes de réservation, etc. Cette connexion permanente est un véritable atout pour organiser un voyage au Vietnam en autonomie : traduire un menu, négocier un taxi Grab, vérifier les horaires d’un bus ou réserver un hôtel à la dernière minute devient aussi simple que chez vous.
Distribution de monnaie vietnamienne dong dans les ATM vietcombank et BIDV
Sur le plan bancaire, le Vietnam dispose d’un réseau dense de distributeurs automatiques de billets, notamment dans les grandes villes et les zones touristiques. Les banques telles que Vietcombank, BIDV, VPBank ou Techcombank proposent des ATM acceptant les cartes internationales en Visa ou Mastercard. Le plafond de retrait par opération varie selon les banques, mais il est souvent possible de retirer l’équivalent de 200 à 500 € en une seule fois.
Avant de partir, pensez à vérifier auprès de votre banque les frais appliqués aux retraits à l’étranger et le plafond autorisé par jour. Dans certains cas, ouvrir un compte dans une banque en ligne ou utiliser une carte spécialisée pour les voyageurs (type N26, Revolut…) permet de réduire considérablement les commissions. Sur place, refuser systématiquement l’option de conversion dynamique proposée par certains distributeurs (affichage du montant directement en euros) vous évitera un taux de change défavorable.
Le Dong vietnamien (VND) est une monnaie non convertible en dehors du pays ; inutile donc de chercher à vous en procurer avant le départ. De même, il n’est pas nécessaire de voyager avec de grosses sommes en liquide : retirer progressivement en fonction de vos besoins, en complétant occasionnellement par un paiement par carte, reste la stratégie la plus sûre.
Acceptation des cartes visa et mastercard dans les établissements touristiques
Les cartes bancaires internationales (Visa, Mastercard, parfois American Express) sont de plus en plus acceptées dans les hôtels, restaurants et agences de voyage au Vietnam, en particulier dans les grandes villes et les hébergements de moyenne ou haute gamme. Pour un budget voyage « classique » incluant quelques restaurants confortables et des hôtels bien notés, vous pourrez aisément régler une partie de vos dépenses par carte.
En revanche, la vie quotidienne vietnamienne reste encore largement dominée par le paiement en espèces. Les petites échoppes, les marchés, les stands de street food, de nombreux homestays et certains services locaux n’acceptent que les billets. Il est donc essentiel d’avoir toujours sur vous un peu de liquide, en petites coupures, pour les taxis, les repas simples, les pourboires ou les entrées de sites.
En pratique, la combinaison idéale pour un voyage au Vietnam sans souci d’argent consiste à disposer d’au moins deux cartes bancaires (en cas de perte ou de blocage), à retirer régulièrement de petites sommes dans les ATM fiables, et à garder en réserve quelques euros ou dollars au fond du sac pour parer à toute éventualité. Avec ces précautions simples, la gestion de votre budget sur place sera aussi fluide que dans n’importe quelle autre destination touristique.
Sécurité sanitaire post-COVID et protocoles de vaccination
Après avoir appliqué des mesures parmi les plus strictes d’Asie pendant la pandémie de COVID-19, le Vietnam a progressivement levé ses restrictions à partir de 2022. En 2024, le pays fonctionne désormais sans contraintes particulières pour les voyageurs vaccinés ou non, tout en conservant une vigilance sanitaire adaptée à un climat tropical. Cela signifie qu’un voyage au Vietnam après le COVID se prépare aujourd’hui de manière très similaire à avant la crise, avec quelques réflexes supplémentaires en matière d’assurance et de prévention.
Levée des restrictions sanitaires liées à la pandémie de coronavirus
Il n’existe plus, à ce jour, de quarantaine obligatoire ni de test PCR systématique imposé à l’arrivée pour les voyageurs internationaux. Les exigences de présentation d’un passeport vaccinal ou d’un certificat de test négatif ont été progressivement abandonnées, dans la lignée de nombreux autres pays de la région. Les contrôles de température ou les formulaires sanitaires généralisés appartiennent aussi au passé, même s’ils peuvent ponctuellement réapparaître dans certains aéroports en cas de recrudescence saisonnière.
Dans la vie quotidienne, le port du masque n’est plus obligatoire, mais il reste courant dans les transports publics, les hôpitaux ou les espaces très fréquentés, notamment en ville. Beaucoup de Vietnamiens l’ont intégré comme un réflexe de protection contre la pollution ou les maladies respiratoires hivernales. Vous êtes libre de l’adopter ou non, mais en cas de toux ou de symptômes grippaux, il reste une marque de respect envers votre entourage.
En pratique, la sécurité sanitaire au Vietnam repose aujourd’hui surtout sur votre bon sens : éviter de voyager malade, respecter les gestes d’hygiène de base, et souscrire une assurance couvrant les éventuels frais médicaux ou hospitalisations, qu’ils soient liés au COVID-19 ou à une autre pathologie.
Assurance voyage et couverture médicale dans les hôpitaux internationaux de hanoi
Si le système de santé vietnamien s’est nettement amélioré, la qualité des soins varie encore fortement entre les grandes villes et les campagnes. À Hanoï et Ho Chi Minh-Ville, plusieurs cliniques et hôpitaux internationaux offrent des standards proches de ceux de l’Europe, avec des médecins parlant anglais ou français, du matériel moderne et des services d’urgence 24h/24. En revanche, ces établissements ont un coût, parfois élevé en cas d’hospitalisation ou de chirurgie.
C’est pourquoi il est vivement conseillé de souscrire une assurance voyage pour le Vietnam comprenant une bonne couverture des frais médicaux (au moins 50 000 à 100 000 €) et un éventuel rapatriement sanitaire. Vérifiez aussi si votre carte bancaire (Gold, Premier, etc.) inclut déjà certaines garanties, en portant une attention particulière aux exclusions (sports à risque, conduite de scooter, pathologies préexistantes…). Un simple appel à votre banque ou à votre assureur avant le départ permet souvent d’éviter les mauvaises surprises.
En cas de souci sérieux à Hanoï, l’Hôpital Français de Hanoï ou certains hôpitaux privés internationaux constituent les points de chute privilégiés des voyageurs. Dans le sud, l’hôpital franco-vietnamien (FV Hospital) de Ho Chi Minh-Ville joue un rôle similaire. Pensez à conserver sur vous, sous format papier ou numérique, les coordonnées de votre assurance ainsi qu’une copie de vos contrats : en situation d’urgence, ces informations sont précieuses pour déclencher rapidement une prise en charge.
Risques épidémiologiques : dengue, paludisme et maladies tropicales au vietnam
Comme dans de nombreux pays tropicaux, le principal risque sanitaire au Vietnam est lié aux maladies transmises par les moustiques, au premier rang desquelles la dengue, en forte hausse dans plusieurs régions d’Asie du Sud-Est ces dernières années. Il n’existe pas de vaccin préventif largement disponible pour les voyageurs, ni de traitement spécifique, d’où l’importance de la protection individuelle : répulsifs adaptés, vêtements longs en soirée, moustiquaires, ventilateurs ou climatisation la nuit.
Le paludisme est aujourd’hui très localisé et concerne surtout certaines zones rurales ou forestières reculées (Hauts Plateaux, frontières avec le Laos et le Cambodge). Pour un itinéraire classique incluant Hanoï, la baie d’Halong, Ninh Binh, Hué, Hoi An ou Ho Chi Minh-Ville, un traitement antipaludique n’est généralement pas nécessaire. En revanche, pour un long séjour en brousse, un volontariat isolé ou un trekking prolongé en zone à risque, il est impératif de demander l’avis d’un médecin spécialisé en médecine des voyages.
D’autres maladies tropicales (encéphalite japonaise, typhoïde, hépatites) peuvent être prévenues par la vaccination ou la prudence alimentaire. Au final, un voyage au Vietnam bien préparé sur le plan sanitaire ne présente pas plus de risques que beaucoup d’autres destinations exotiques. Les histoires d’intoxications ou de « tourista » abondent, mais elles relèvent plus souvent d’un excès de confiance face à la street food que d’une menace structurelle.
Accessibilité des sites UNESCO et zones touristiques emblématiques
Le Vietnam compte aujourd’hui plusieurs sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO et un grand nombre de destinations devenues emblématiques pour les voyageurs. Bonne nouvelle : la très grande majorité de ces lieux sont pleinement ouverts et facilement accessibles, que vous voyagiez avec une agence locale ou en totale autonomie.
Ouverture complète de la baie d’halong et croisières sur jonques traditionnelles
Classée à l’UNESCO depuis 1994, la baie d’Halong a retrouvé depuis la fin de la pandémie son niveau d’activité touristique d’avant-crise, voire davantage. Les croisières au départ des ports de Tuan Chau ou Ha Long City fonctionnent désormais à plein régime, tout comme celles qui desservent les baies voisines de Bai Tu Long et Lan Ha. Pour le voyageur, cela signifie un large choix de jonques et de bateaux de croisière, de la cabine standard à la suite cinq étoiles avec balcon privé.
Faut-il pour autant craindre un tourisme de masse qui gâcherait l’expérience ? Il est vrai que certains secteurs de la baie d’Halong peuvent sembler très fréquentés en haute saison, avec de nombreux bateaux regroupés sur les mêmes itinéraires. En choisissant une croisière plus longue (deux nuits plutôt qu’une), une jonque à taille humaine ou une zone un peu moins connue comme Bai Tu Long, vous profiterez souvent d’une ambiance plus paisible. Là encore, l’expertise d’une agence locale ou d’un conseiller spécialisé peut être précieuse pour faire le bon choix.
Concrètement, l’accès à la baie d’Halong depuis Hanoï est très simple : navettes partagées ou transferts privés en 2 h 30 à 3 heures par autoroute, parfois inclus dans le prix de la croisière. Certaines compagnies proposent même des hydravions ou des hélicoptères pour un survol panoramique de la baie, expérience spectaculaire mais réservée aux budgets les plus confortables.
Accès à la vieille ville de hoi an et son quartier des lanternes
La vieille ville de Hoi An, également classée à l’UNESCO, est l’une des destinations phares du centre du Vietnam. Son quartier historique, ses temples, ses vieilles maisons marchandes et ses lanternes colorées en font un décor de carte postale très prisé, surtout en soirée. Sur le plan pratique, Hoi An est facilement accessible depuis l’aéroport de Da Nang (environ 45 minutes de route) ou la gare du même nom, ce qui en fait une étape idéale entre Hué et Nha Trang dans un itinéraire du nord au sud.
Pour préserver le patrimoine architectural et la qualité de la visite, la vieille ville est en grande partie piétonne à certaines heures. L’accès aux principaux bâtiments historiques est payant via un pass combiné donnant droit à plusieurs visites. Il est tout à fait possible de séjourner dans une guesthouse en centre ancien ou, pour davantage de calme, dans un petit hôtel installé au bord des rizières, avec navette ou vélo mis à disposition pour rejoindre le cœur historique.
Certes, Hoi An peut paraître très touristique, notamment en haute saison ou lors des nuits de pleine lune où les lanternes illuminent la rivière. Mais son charme opère toujours, surtout si vous savez vous échapper des axes les plus fréquentés : un tour à vélo dans la campagne environnante, une matinée sur la plage voisine d’An Bang ou une balade en bateau sur la rivière Thu Bon offrent un autre visage de la région.
Visite des sanctuaires de my son et des temples cham dans la province de quang nam
À une heure de route de Hoi An se trouvent les sanctuaires de My Son, vestiges de l’ancien royaume Cham, également inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Niché dans une vallée verdoyante, ce site archéologique regroupe plusieurs groupes de temples en briques construits entre le IVᵉ et le XIIIᵉ siècle. Si une partie du complexe a été endommagée pendant la guerre du Vietnam, les efforts de restauration permettent aujourd’hui d’en appréhender la grandeur passée.
L’accès à My Son depuis Hoi An ou Da Nang est particulièrement simple : excursions organisées en groupe, visites privées avec guide francophone, location de voiture avec chauffeur, voire trajet en scooter pour les plus autonomes. Le site se parcourt à pied sur des sentiers bien aménagés, avec des navettes électriques permettant de réduire les distances entre l’entrée et les principaux ensembles de temples.
Pour profiter de la quiétude du lieu et éviter la chaleur, il est recommandé de partir tôt le matin ou en fin d’après-midi. Un guide compétent, qu’il soit francophone ou anglophone, enrichira considérablement la visite en expliquant l’histoire du royaume Cham, son art religieux et l’influence hindoue dans la région. Comme souvent au Vietnam, la facilité d’accès ne doit pas faire oublier l’importance d’un accompagnement de qualité pour donner tout son sens à la découverte.
Trekking dans les rizières en terrasses de sapa et mu cang chai
Au nord du pays, les régions de Sapa et Mu Cang Chai attirent de plus en plus de voyageurs en quête de paysages de montagne spectaculaires et de rencontres avec les minorités ethniques (Hmong, Dao, Tay, etc.). L’accessibilité de ces zones s’est largement améliorée : routes mieux entretenues, bus couchettes confortables, trains de nuit jusqu’à Lao Cai pour Sapa, puis transfert en minibus ou en voiture privée.
Pour autant, un trekking dans les rizières en terrasses reste une expérience plus exigeante que la visite d’une ville côtière. Les chemins peuvent être glissants en saison des pluies, les dénivelés importants et l’hébergement chez l’habitant, parfois sommaire. C’est précisément ce qui fait le charme de ces séjours immersifs, mais cela suppose une préparation minimale : bonnes chaussures de marche, sac à dos adapté, vêtements de pluie, respect des usages locaux et, idéalement, recours à un guide local.
Dans ces régions, voyager avec une agence locale au Vietnam ou un guide indépendant sérieux présente de nombreux avantages : choix des villages d’étape, logistique des bagages, traduction, respect des sensibilités culturelles. Vous pouvez très bien organiser seul le reste de votre voyage (Hanoï, baie d’Halong, Hoi An…) et confier uniquement cette partie « montagnes du Nord » à un professionnel. C’est souvent le compromis idéal pour un premier séjour en Asie alliant autonomie et sécurité.
Hébergement et plateformes de réservation adaptées aux voyageurs francophones
L’offre d’hébergement au Vietnam est aujourd’hui extrêmement diversifiée, du dortoir à quelques euros la nuit au resort cinq étoiles en bord de mer. Pour un voyageur francophone, la facilité de réservation en ligne et la présence croissante de personnel parlant anglais (et parfois français) dans les établissements simplifient grandement l’organisation du séjour.
Disponibilité des établissements sur booking.com et agoda dans les zones urbaines
Dans les grandes villes (Hanoï, Ho Chi Minh-Ville, Da Nang, Nha Trang, Hue) et la plupart des destinations touristiques majeures, la quasi-totalité des hôtels, guesthouses et auberges de jeunesse sont référencés sur des plateformes telles que Booking.com ou Agoda. Vous pouvez ainsi comparer facilement prix, localisation, équipements et avis clients avant de réserver. Les filtres permettent de sélectionner des hébergements avec réception 24h/24, navette aéroport, chambres familiales ou encore petit-déjeuner inclus.
Pour un voyage au Vietnam en haute saison (mars-avril, octobre-novembre), réserver à l’avance vos premières nuits dans chaque grande étape est conseillé, surtout si vous visez un certain niveau de confort ou des hébergements de charme. À l’inverse, en basse saison, il est tout à fait possible d’improviser une partie de son itinéraire en réservant la veille pour le lendemain, voire directement sur place, ce qui peut parfois permettre de négocier un meilleur tarif.
Une petite astuce souvent oubliée : une fois que vous avez identifié un hôtel qui vous plaît sur une plateforme, vous pouvez le contacter directement (site officiel, e-mail, WhatsApp) pour vérifier la disponibilité et le prix en direct. Il n’est pas rare d’obtenir une réduction de 10 à 15 % par rapport au tarif affiché en ligne, l’établissement économisant ainsi la commission versée à l’intermédiaire.
Homestays authentiques dans les villages ethniques du Nord-Vietnam
Au-delà des hôtels classiques, le Vietnam a développé depuis plusieurs années un vaste réseau de homestays, en particulier dans les villages de montagne du Nord (Mai Chau, Pu Luong, Sapa, Ha Giang, Hoang Su Phi, Mu Cang Chai…). Ces hébergements chez l’habitant permettent de partager, pour une nuit ou plus, le quotidien des familles locales, dans des maisons sur pilotis ou des demeures en bois traditionnelles. Le confort est parfois simple (matelas au sol, salle de bain partagée), parfois très soigné, selon les adresses.
Si certains homestays sont désormais référencés sur les grandes plateformes, beaucoup restent accessibles uniquement via des agences locales vietnamiennes ou des guides implantés sur place. Là encore, c’est un domaine où l’expérience et le réseau d’un professionnel font la différence entre un séjour authentique et une nuit dans une « usine à touristes ». Un bon homestay, c’est à la fois un accueil chaleureux, un repas fait maison, une propreté irréprochable et un cadre naturel préservé.
Pour un couple ou une famille qui découvre l’Asie, alterner quelques nuits en homestay avec des hôtels plus confortables est souvent le meilleur moyen de concilier immersion et repos. Vous n’êtes pas obligé de dormir chez l’habitant toute une semaine pour vivre une expérience authentique : deux ou trois nuits de séjour chez l’habitant au Vietnam suffisent déjà à créer des souvenirs très forts.
Resorts balnéaires à nha trang, phu quoc et da nang
Enfin, pour ceux qui souhaitent terminer (ou commencer) leur voyage par une parenthèse de détente, le Vietnam dispose de plusieurs stations balnéaires très bien équipées. À Nha Trang sur la côte centrale, à Phu Quoc dans le sud ou autour de Da Nang (plage de My Khe, péninsule de Son Tra), de nombreux resorts quatre et cinq étoiles proposent piscines à débordement, spa, restaurants gastronomiques et clubs enfants.
Grâce à un coût de la vie encore relativement bas, les prix de ces resorts restent souvent plus abordables qu’en Europe ou dans certaines îles tropicales plus connues. Il est possible de trouver de très beaux établissements entre 70 et 150 € la nuit selon la saison, avec parfois des promotions intéressantes en dehors des périodes de pointe. Les transferts depuis les aéroports voisins sont généralement simples à organiser, parfois inclus dans le prix de la chambre.
Bien sûr, ces zones très développées peuvent donner une image plus « touristique » du Vietnam, avec des plages parfois animées et une concentration importante d’hôtels. Mais elles offrent aussi un excellent niveau de confort pour recharger les batteries après un circuit dense dans le nord et le centre du pays. L’important est de bien doser : quelques jours à Phu Quoc ou Nha Trang peuvent parfaitement s’inscrire dans un voyage au Vietnam équilibré entre culture, nature et farniente, sans rien enlever au caractère authentique de l’ensemble.